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Mercredi 13, le directeur général de Sanofi a annoncé que le groupe pharmaceutique servirait en priorité les Etats-Unis s’il trouvait un vaccin contre le Covid-19. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’Etat américain a mis plusieurs centaines de millions de dollars sur la table pour « aider » le groupe à développer ses recherches. La multinationale a rappelé à qui aurait oublié la logique des entreprises privées, dans la santé comme ailleurs, pour laquelle les profits passent avant tout.

Depuis une semaine, des rassemblements et manifestations ont eu lieu dans ou devant plusieurs hôpitaux dans tout le pays, comme à Toulouse le 11 mai, à Robert Debré à Paris le 14, etc. Dans le département, un rassemblement a eu lieu devant l’hôpital de Blaye le 11. Des manifestations de soignants ont lieu aussi dans d’autres pays.

Les directions des syndicats ont d’ores et déjà annoncé qu’une mobilisation nationale aurait lieu en juin. Mais sans attendre, des RV sont prévus.

Soyons y nombreux, invitons-y nos amis, nos familles, nos voisins.

Dans la santé privée lucrative, les négociations salariales débutent. Les annonces du gouvernement sur le renouvellement de la prime du pouvoir d’achat (que Macron avait lâchée pendant la lutte des Gilets jaunes) pouvant aller jusqu’à 1000 €, voire 2000 s’il y a un accord d’intéressement dans l’entreprise et la prime Covid-19 promise mais dont on n’a pas de nouvelle dans le privé ne répondent pas à la nécessaire revalorisation de nos salaires. Ce n’est pas une fois par an mais chaque mois qu’on en a besoin !

Il aura donc fallu quatre jours de grève des éboueurs à l’appel de la CGT et de FO, du 11 au 14 mai, pour que la Métropole lâche 200 euros supplémentaires. Les éboueurs exigeaient que la prime annoncée par le gouvernement soit versée à son maximum de 1000 euros (chaque collectivité territoriale étant libre d’en décider).

Or la Métropole annonçait une prime de 500 euros… De quoi mettre en colère les prétendus « héros » qui, durant tout le confinement et quels qu’en soient les risques, ont ramassé des poubelles encore plus nombreuses et remplies que d’habitude du fait même du confinement.

ARTE a diffusé un intéressant documentaire sur la vie de cette militante révolutionnaire, née en 1871 en Pologne, qui a pris part à la direction du mouvement ouvrier socialiste (IIème internationale) et des événements révolutionnaires qui ont précédé et suivi la Première guerre mondiale.

Le film décrit la vie de cette militante révoltée dès sa jeunesse, qui rejoint les rangs des marxistes révolutionnaires où elle réussit à gagner le respect et devenir une dirigeante par ses analyses politiques et son enthousiasme capables d’entraîner les masses. Proche des humbles, elle a su garder toute sa vie confiance dans les opprimés se battant pour l’idée que seule la démocratie permettra de changer réellement la société et accéder au socialisme.

Sortir du colonialisme Gironde -  10 € éditions Syllepses

Au mois de juin, les éditions Syllepses vont publier un Guide du Bordeaux colonial, écrit par le collectif Sortir du colonialisme Gironde. Cet abécédaire des noms de rue, avec des notes explicatives, complété par la présentation d’autres lieux et musées, est un livre d’éducation populaire, militant, pour « rendre visible » le colonialisme et l’esclavagisme qui ont laissé d’innombrables marques dans l’agglomération.

Le mois dernier, alors que les services de réanimation du Grand Est et d’Ile de France étaient submergés, l’hôpital Robert Picqué, comme plusieurs autres établissements du département, accueillait des malades dans son service de réanimation. Le pouvoir n’avait trouvé d’autre solution que de transformer des rames de TGV en ambulances géantes et dépêcher des centaines de soignants pour assurer le transfert de dizaines de malades gravement atteints du covid-19 sous respirateur et drogues multiples.

Parce que nous avons eu beaucoup de chance, la région a été beaucoup moins impactée que d’autres. Mais dans quelques mois, ou semaines ? Chacun mesure la fragilité de la situation alors qu’il y a toujours, à l’heure du « déconfinement », davantage de lits de réanimation occupés en France que les 5000 lits théoriques ! Et alors que plusieurs « clusters » ont été découverts dans la région, avant même le déconfinement.

Pendant la crise du Covid 19, des établissements du privé, plutôt orientés vers la chirurgie, ont vu leur activité dégringoler. Les interventions non urgentes avaient été reportées.

Une partie du personnel, le plus souvent maintenu au domicile, a pu percevoir la totalité de son salaire. Il a été vivement « encouragé » par les directions à poser des congés payés, des récupérateurs, etc.

Pour répondre à la demande des actionnaires, l’Etat a octroyé aux cliniques une avance de trésorerie de la CPAM en mars et avril. Ces avances mensuelles, correspondant à 1/12ème des recettes de 2019, se sont transformées en garanties de financement par une ordonnance du 25 mars.

A l’heure où nous écrivons, bien des écoles élémentaires et maternelles, comme les collèges, n’ont connu que des réunions préparatoires, avec des situations parfois sensiblement différentes, selon les mairies, plus ou moins à l’écoute des équipes, et plus ou moins fortunées pour équiper les écoles et les personnels qui dépendent d’elles pour respecter les mesures sanitaires. Dans les lycées, le télétravail a repris, sans date précise de réouverture.

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