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vignette reu police siteVoir l'introduction sur Youtube : https://youtu.be/tytOdTVVJwo

 

 

Après les hôpitaux qui ont fait appel à la générosité publique pour acheter des thermomètres, le CHU de Bordeaux qui a appelé à verser des centaines de milliers d’euros dans une cagnotte en ligne pour acheter des respirateurs... après le scandale du manque de masques, l’ARS appelle à l’aide pour des… surblouses ! Et elle invite les entreprises de l’agroalimentaire, de l’aéronautique et autres, à faire le tour de leurs réserves pour voir tout ce qui peut y ressembler. Elle a même mis en ligne un formulaire d’appel à dons... Ça ne s’invente pas !

De son côté, la direction de l’hôpital de Libourne appelle les couturières volontaires à confectionner des blouses en coton et a fait appel à la population pour fournir le tissu nécessaire !

A l’heure où se succèdent les odes gouvernementales au « changement », les promesses de jours meilleurs, le directeur de l’ARS du Grand Est, Christophe Lannelongue, a déclaré vendredi dernier qu’il n’y avait « pas de raison de remettre en cause » la décision de supprimer 174 lits et de 598 postes au CHRU de Nancy d’ici 2025.

Face aux réactions scandalisées, le ministre de la Santé a simplement twitté : « à Nancy comme partout, l’heure est à la mobilisation de tous pour faire face au #COVID19 […] L’heure viendra de tirer les enseignements de cette crise sans précédent & de refonder notre Hôpital. Tous les plans de réorganisation sont évidemment suspendus à la grande consultation qui suivra ». Y’a pas à dire, on est de suite rassurés !

L’onde de choc sans précédent occasionnée par la propagation du coronavirus n’épargne personne. A l’heure actuelle, ce sont plus de quatre milliards de personnes qui, dans les faits, doivent être confinées. Encore faut-il bénéficier de conditions favorables au confinement.

Comment se confiner lorsqu’on ne bénéficie pas d’un logement ? Comment se confiner lorsqu’on vit souvent à plusieurs dans un logement insalubre, ou dans un hôtel réquisitionné par l’Etat pour des familles entières ? Comment se confiner lorsqu’on est un migrant, errant en ville sans solution, subissant une pression policière permanente ? Comment se confiner lorsqu’on est incarcéré dans des conditions inhumaines ?

A l’heure où les établissements de formation ont fermé mais tentent d’assurer, selon les directives, une certaine « continuité pédagogique », de nombreux étudiants en travail social (éducateurs...) sont rappelés sur le terrain pour venir renforcer les équipes et pallier le manque de personnel déjà réduit à peau de chagrin dans de nombreux établissements avant l’épidémie de Coronavirus.

Une note du ministère des solidarités demande aux étudiants de « s’engager » que ce soit sous la forme de CDD mais aussi de manière bénévole, sous la forme de stages par exemple, alors que les conditions sanitaires minimales pour protéger les salariés et les personnes accompagnées sont rarement assurées. Un appel qui tombe à point nommé lorsque certains collègues sur le terrain s’emploient à faire valoir leur droit de retrait pour inciter les directions à réagir lorsqu’elles sont parfois réticentes à mettre en œuvre des conditions d’accueil et de travail sécures.

Entre injonctions paradoxales et inégalités de traitement, comment la crise du covid-19 vient mettre à mal l’Aide Sociale à l’Enfance.

Si déjà le terme « protection de l’enfance » est une vaste utopie en temps normal, qu’en est-il depuis la crise du coronavirus ? Turn over des équipes, mesures de confinement non respectées, gestes barrières non appliqués, etc.

Aujourd’hui, le système de l’aide sociale à l’enfance (ASE) peine à trouver des solutions pour protéger les jeunes qui lui sont confiés, mais également les professionnels sur le terrain.

Les équipes éducatives ne disposent pas de matériel suffisant pour pouvoir appliquer des mesures d’hygiènes strictes (absence de masque par exemple), ou comment expliquer à un enfant de 4 ans qu’il ne peut pas recevoir son câlin ?

On attendait depuis des mois un krach financier, du fait des niveaux vertigineux atteints par l’endettement des Etats et des entreprises, mais il a été en quelque sorte pris de court par le Covid-19 et la récession profonde causée par le développement de la pandémie. Mais la menace de krach n’en disparaît pas pour autant, bien au contraire. Dans leur volonté d’empêcher les faillites d’entreprise, les Etats démultiplient leur dette, pendant que les banques centrales « rassurent les marchés » financiers à coup de centaines de milliards…

Le bon sens et l’expérience des années passées voudraient que cet argent fabriqué à gogo par les banques centrales serve directement à financer les opérations de maintien de l’économie, ce qui éviterait aux Etats de s’endetter encore plus au risque de précipiter le krach.

Le socialiste Alain Rousset engage à l’échelle régionale la même politique que le gouvernement : mobiliser notre argent pour voler au secours des entreprises et préparer le « rebond économique » qui selon eux devrait suivre l’épidémie. Enfin, c’est ce qu’ils espèrent, car ils n’en savent rien.

Rousset a déjà débloqué 50 millions « et s’il faut monter à 100 millions, on le fera » dit-il.

Certes, cinq millions vont être utilisés pour la survie d’associations (culture, sport, formation…), mais ce sont de fait des structures qui assurent des missions de service public dont se sont débarrassés, depuis des décennies, l’Etat et les collectivités locales. C’est la moindre des choses que la Région intervienne, pour l’instant, sans qu’on sache en fait ce que deviendront les salariés de ces structures, qui sont nombreux à avoir des contrats précaires.

Chez Safran Electrical and Power ISE, depuis près de trois semaines, la CGT dont je fais partie s’est positionnée pour le chômage partiel payé à 100% pour tous et contre la reprise partielle d’activité.

Mais notre direction veut absolument répondre aux « besoins » des clients, Airbus en priorité, Airbus Helicopter, Dassault maintenant, et faire reprendre le travail partiellement sur des activités que nous ne considérons pas comme essentielles dans cette période de crise sanitaire.

Cela fait maintenant 3 semaines que le confinement a commencé. Qu’est-ce qui s’est passé parmi les postiers lorsqu’ils sont arrivés au travail au début de la première semaine ?

Au lendemain de l’annonce du confinement, ça a été la panique… et la rage. L’ensemble des bureaux de distribution et la Plateforme Industrielle de Courrier de Cestas ont vu nombre d’agents exercer leur droit de retrait malgré la pression et les menaces de la boîte.

La détermination des postier.es militant.es CGT a permis d’organiser collectivement l’exercice de ce droit individuel partout où nous sommes présents, SUDPTT a aussi largement contribué à cette mobilisation.

A l’heure d’une soi-disant concorde nationale, je ne parlerai pas des autres organisations dites syndicales aux abonnés absents dans les bureaux ou participant activement à la propagande de la boite…

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