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Pour participer au débat : https://meet.jit.si/npa33-reudebat-09-07-20

Par smartphone, nom de la réunion : npa33-reudebat-09-07-20

En direct et replay sur Youtube : https://youtu.be/tytOdTVVJwo

 

Dans un profond silence et le plus total isolement, des milliers d’étudiants sont actuellement confinés sur le Campus à Pessac, dont beaucoup, dans une grande précarité, dépendent de l’aide alimentaire pour survivre.

Pris au piège du confinement loin de leur famille (beaucoup sont d’origine étrangère) ayant perdu les petits boulots qui leur permettaient de joindre les deux bouts, ils n’ont plus accès aux restaurants universitaires, fermés depuis le début de l’épidémie.

La seule action mise en place par le Crous et la Banque alimentaire depuis quelques semaines est la distribution de paniers hebdomadaires. Mais leur nombre, comme la fréquence des distributions, sont bien loin de suffire.

Face à la situation de détresse de nombreux étudiants, à l’incapacité des pouvoirs publics à apporter une vraie réponse, un collectif « Solidarité Continuité Alimentaire Bordeaux » s’est constitué à l’initiative d’enseignants pour alerter l’opinion et apporter une aide concrète, aux côtés de diverses associations.

Dans le même temps, une pétition appelant à des mesures urgentes et en particulier à la suspension des loyers toujours prélevés par le CROUS a été lancée : https://pads.domainepublic.net/p/9g3v-tribune-de-la-faim

Isabelle Ufferte

La “crise” sanitaire dévoile à nouveau les contradictions inhérentes au capitalisme sur différentes dimensions, et notamment à l’Université.

Depuis des années, les universités, en France comme à l’international, subissent l’attaque destructrice des logiques néolibérales qui s’y imposent. Les fusions d’université comme celle de Bordeaux, qui visent la création de grands pôles à même de jouer dans la « cour des grands » de l’enseignement supérieur et de la recherche mondialisée, ne sont qu’une des faces visibles de ce processus.

Une tribune signée « Des militant.e.s bordelais.e.s solidaires des luttes des personnes migrantes », publiée le 24 avril sur Médiapart (https://blogs.mediapart.fr/solidarite-migrantes) dénonce la politique de l’Etat contre les migrants en cette période de confinement, et notamment la pression pour les faire travailler dans l’agriculture.

Avec le confinement, ce secteur manque de main d’œuvre saisonnière, constituée à près de 80% de salariés étrangers. Fin mars, le ministère de l’Agriculture avait estimé à 200 000 personnes les besoins pour le ramassage des fraises et autres primeurs, lançant une plateforme en ligne « des bras pour ton assiette ».

Des centaines de locataires américains ne pouvant plus payer leur loyer, en particulier à New York, s’organisent pour faire la rent strike (grève de loyers) ce Premier mai.

Parmi eux, des travailleurs qui ont perdu leur emploi (en 5 semaines, le nombre de chômeurs a augmenté de 26 millions aux Etats-Unis !), serveurs, taxis, employés ou uber, et des locataires solidaires.

Emma se présente comme féministe et révolutionnaire. Elle est aussi ingénieure en informatique. Elle épluche la presse et s’intéresse aux petites histoires du quotidien. Elle recoupe ces récits avec l’actualité et les met en images pour leur donner un éclairage politique. Ces dernières années, sont parus Un autre regard puis La charge émotionnelle et, en octobre 2019, Des princes pas si charmants.

Dans cette dernière BD, elle revient sur la charge mentale des femmes : au quotidien, les femmes, partagées entre travail et foyer, doivent « penser à faire ce qu’il y a à faire en plus de faire ».

Déclencheur imprévu de la récession mondiale, la pandémie de Covid-19 n’est pas une catastrophe naturelle extérieure au capitalisme. 

Annoncée et crainte par les scientifiques depuis des années, c’est une des multiples conséquences de la crise écologique qui s’est accélérée avec la mondialisation capitaliste. La logique destructrice d’un mode de production reposant sur l’exploitation du travail humain et le pillage de la nature a entrainé des déséquilibres incontrôlables dans les relations entre la société humaine et son environnement.

Philippe a annoncé la semaine dernière le versement d’une prime allant de 500 € à 1500 € nets pour les hospitaliers : 1500 € pour ceux qui travaillent dans les départements les plus touchés par le Covid-19 et ceux des services dits de « première ligne » ailleurs et 500 € pour les autres ; une enveloppe de 1,3 milliard en tout, loin des 110 milliards lâchés par le gouvernement pour les « aides » aux entreprises. Dans la santé privée, les « modalités » seront discutées avec les employeurs… Les salariés des Ehpad et du secteur social devront eux attendre encore.

Dans la Fonction publique d’Etat (dont les enseignants), seuls 20 % toucheront 1000 €. Et pour les agents municipaux, ce sera au bon vouloir des maires… et en fonction des trésoreries des communes.

Nous avons tenu une première réunion virtuelle de la commission santé du NPA 33, l’occasion de débattre de la situation entre militants et sympathisants travaillant dans le secteur de la santé, de confronter nos réalités, mais aussi de discuter de ce que cette crise révèle, ce qu’elle change dans les consciences et l’état d’esprit des collègues, et comment nous, militants anticapitalistes et révolutionnaires, envisageons l’avenir.

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