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vignette reu police siteVoir l'introduction sur Youtube : https://youtu.be/tytOdTVVJwo

 

 

Tout le monde voit l’hécatombe que provoque la maladie à l’échelle du monde, avec plus de 3 milliards d’êtres humains confinés.

En Espagne, 3ème pays le plus touché, dans la région de Madrid, vu l’affluence de malades, il a fallu réquisitionner le Palais des congrès pour y installer des milliers de lits. Ailleurs, ce sont des grands hôtels qui sont réquisitionnés. Mais le personnel et le matériel le plus basique manquent cruellement. De nombreux patients attendent allongés au sol dans les couloirs des hôpitaux. Comme dans d’autres pays, des infirmiers se fabriquent des blouses avec des poches poubelle, il y a tellement de décès que la grande patinoire de la ville a dû être transformée en morgue…

A New York, nouvel épicentre de la pandémie, un hôpital de campagne a été installé en plein Central Park pour faire face à l’afflux de malades. Dans la première puissance du monde, le système de santé est ravagé, les hôpitaux débordés, dépendant des associations de bienfaisance.

Au Chili, la maladie a touché bien plus d’un millier de personnes en quelques jours. Le gouvernement a décrété le confinement. Mais comme 40 % des salariés sont des « auto-entrepreneurs » travaillant au noir, ils doivent aller au travail pour survivre. Les transports en commun ayant été réduits, très empruntés car impossible pour les plus pauvres vivant en périphérie de se payer une voiture, des foules s’amoncellent aux arrêts de bus.

En Inde, plus d’un milliard de personnes a été confinée, la police s’active à coups de bâton contre les récalcitrants. Mais d’innombrables travailleurs informels privés de bus et trains doivent faire des centaines de kilomètres à pied depuis leurs villages pour aller travailler chaque jour, quittant des maisons où ils s’entassent à 10 ou 15... Les syndicats exigent qu’ils reçoivent une compensation mensuelle de 84 € soit 2,8 € par jour.

Au Brésil, dans des favelas comme celle de Paraisopolis (« ville paradis »…) près de Sao Paulo, 100 000 personnes s’entassent et manquent d’eau, même pour les besoins les plus élémentaires. En Equateur, petit pays de 16 millions d’habitants, on a recensé en quelques jours 1400 cas. De très nombreux migrants sont revenus des pays qui les employaient, l’Italie et l’Espagne. Les familles doivent insister auprès des autorités pour faire enterrer ceux qui sont morts à domicile ; des cadavres gisent à même les trottoirs de la ville de Guayaquil, 3 millions d’habitants, 80% des cas, quadrillée par l’armée.

Quant aux pays africains ou d’Asie du Sud, parmi les plus pauvres au monde et d’où bien peu d’informations nous parviennent, leur population est totalement démunie face aux conséquences dramatiques de la pandémie.

Dans le monde entier, les plus pauvres paient dramatiquement les conséquences de la violence du capitalisme. Un système à renverser d’urgence

Monica Casanova

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