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L’année qui débute est marquée par la violence insupportable de ce monde où les plus faibles sont écrasés, où la misère, les injustices, l’exploitation ne cessent de grandir.

Dans le quartier des Aubiers à Bordeaux, un jeune de 16 ans est mort samedi 2 janvier, trois autres ont été blessés, victimes de règlements de comptes sordides, mais victimes d’abord d’une société ultra violente qui condamne les plus pauvres au chômage, à la misère, aux ghettos et n’a d’autre avenir à proposer à la jeunesse.

Alors nos vœux pour 2021, c’est que face à la barbarie de ce monde et à la violence des riches, nos mobilisations et nos solidarités construisent de toutes autres perspectives.

La violence des riches

Alors que la pandémie a des conséquences sociales et économiques terribles pour la jeunesse, les classes populaires, les salariés, petits commerçants, artisans menacés de perdre leur travail… les grandes entreprises ont bénéficié de centaines de milliards d’« aides » publiques, sans la moindre contrepartie. Les entreprises du Cac 40, qui ont touché des milliards de l’Etat, ont versé à elles seules plus de 30 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires !

Les mêmes ont mis des millions de salariés au chômage partiel avec des baisses de salaire, se sont « séparés » des CDD et intérims, ont licencié comme Carrefour et bien d’autres.

Ce 6 janvier, c’est Michelin, qui a déjà supprimé 1500 emplois depuis 2017, qui annonce un « plan de simplification et de compétitivité » : 2300 suppressions de postes supplémentaires, plus de 10 % de ses effectifs en France, pour augmenter les profits. Des profits qui vont déjà très bien : le groupe Michelin a annoncé de nouveaux bénéfices pour 2020 et a multiplié par trois le dividende distribué par action depuis 2009. Mais ça ne suffit pas !

Des inégalités devenues insupportables

900 000 emplois ont disparu en 2020. Des millions sont menacés. Depuis le début de la pandémie, un million de personnes supplémentaires ont basculé dans la pauvreté. Les associations humanitaires sont submergées. Le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire a augmenté de 25% (36 % des étudiants sont obligés d’y avoir recours).

Quant au logement, de plus en plus de personnes en sont exclues, contrainte de survivre dans des squats ou des logements insalubres. Les seuls loyers accessibles sont dans les cités et les quartiers populaires abandonnés par les pouvoirs publics et devenus de véritables ghettos dont sont prisonniers les plus pauvres qui ne peuvent trouver un logement ailleurs.

« Nous ne sommes rien, soyons tout ! » (l’Internationale)

Tout ce qui existe, tout ce qui fonctionne dans la société, toutes les richesses produites sont issus du travail collectif de millions de femmes, d’hommes de tous âges et métiers.

La pandémie a montré à quel point ce sont les premières et premiers de corvée sur qui tout repose. De la caissière au boulanger en passant par l’infirmière, l’éboueur, le livreur, l’aide à domicile, le préparateur de commandes, l’ouvrière, le chauffagiste, le pompier… c’est nous toutes et tous qui faisons tourner la société. Sans parler des centaines de milliers de bénévoles, d’anonymes retraités, chômeurs, étudiants, mères au foyer… qui pallient chaque jour l’incurie des pouvoirs publics.

En face, les classes dominantes et les gouvernements à leur service mènent le monde à la catastrophe. Face à la pandémie, ils ne sont capables que de prendre des mesures liberticides, sanctionner, stigmatiser. Ils étaient hier incapables de produire des masques. Aujourd’hui ce sont des vaccins qui arrivent au compte-goutte dans une opacité totale ! Les multinationales rivales gardent jalousement leurs informations au nom du secret industriel et commercial, et vendent à prix d’or.

On n’aura sûrement jamais vu aussi clairement à quel point le capitalisme mène dans le mur, l’urgence de contester la minorité de privilégiés, son droit de propriété, son pouvoir sur nos vies.

Mais aussi à quel point la solution est à notre portée. Nos luttes, notre solidarité dans les entreprises, les quartiers, entre travailleurs avec ou sans emploi, jeunes et moins jeunes, petits commerçants, artisans, peuvent changer la donne, commencer à écrire un autre avenir. C’est notre vœu, notre perspective !

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