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Selon les derniers chiffres officiels, le Covid-19 a fait 1 100 morts dans les hôpitaux dont 240 en 24h entre lundi et mardi. Des chiffres qui malheureusement s’emballent, sans compter les décès dans les Ehpad où l’épidémie gagne du terrain. La situation est dramatique dans le Grand Est qui enregistre 1/3 des décès et un effondrement du système de santé. Mais partout, le constat est le même : pénurie de masques ou de tests, manque de lits, de personnel qui se retrouve épuisé et pour nombre d’entre eux déjà contaminés. Alors que les salariés des urgences réclament des moyens depuis des mois, face à un pouvoir qui n’a lâché que des miettes, ces services se retrouvent complètement asphyxiés avec l’épidémie.

La situation s’aggrave partout, tant au niveau sanitaire qu’économique. D’après l’OMS, le bilan de cette pandémie atteindrait 18 000 morts dans 175 pays. Aujourd’hui, plus de 2,6 milliards d’habitants se retrouvent confinés, soit plus d’un tiers de la population mondiale. L’économie mondiale est menacée par les conséquences du krach financier. Partout, les Etats injectent des capitaux à fonds perdus, craignant l’explosion des bulles financières qui n’ont cessé de grossir. Lundi, le Dow Jones avait perdu 37 % de sa valeur depuis février, soit quelque 10 000 milliards de dollars partis en fumée ! Le coronavirus révèle une crise sans précédent de ce monde capitaliste à bout de souffle, et partout, les gouvernements à leur service se préparent à nous faire payer la facture.

Etat d’urgence... et attaques anti-sociales

En France, le gouvernement vient de faire passer l’état d’urgence sanitaire pour 2 mois, sur le modèle de l’état d’urgence de 1955, en pleine guerre d’Algérie, et activé après les attentats de 2015. Incapable d’anticiper la gravité de la pandémie, la niant même au point de maintenir le 1er tour des élections municipales, le gouvernement navigue à vue. Après avoir retardé la mise en place du confinement, rendu indispensable par le manque critique de moyens dans les hôpitaux, il déploie maintenant son zèle dans les mesures policières et répressives.

Après les amendes de 135 euros, celles-ci passeront à 1500 euros en cas de récidive dans les 15 jours, pouvant aller même jusqu’à 3700 euros d’amende et six mois de prison ! Ce week-end, les premières garde-à-vue pour « non confinement » sont tombées, faisant écho à la démagogie réactionnaire de maires prononçant le couvre-feu sur leur commune, en visant surtout les quartiers populaires où le confinement est bien plus invivable que dans les quartiers riches avec piscines et jardins !

Sans compter que ce confinement indispensable pour faire barrage à l’épidémie est à géométrie variable quand il s’agit des intérêts du patronat et des actionnaires. Aucune condamnation n’est prévue contre les employeurs qui continuent à faire travailler les salariés sur des activités non indispensables… si ce n’est à augmenter leurs profits ! Aucune amende non plus si ceux-ci travaillent sans masques, ni gel hydroalcoolique ! Il a fallu des menaces de grève, des débrayages, des droits de retraits massifs pour contraindre des entreprises à fermer leurs portes, comme dans l’automobile ou à Michelin.

Tous ces politiciens qui accusent la population d’être « indisciplinée » parlent d’une même voix avec le patron du Medef, De Bézieux, quand il dit : « on a besoin des héros quotidiens de l’entreprise pour aller produire » ! Dans sa loi d’urgence, le gouvernement a même prévu le contournement du droit du travail sur les 35h, les congés, les RTT… « Que les salariés prennent leurs congés payés pendant le confinement » a même lancé Darmanin… Le ton est donné. Pénicaud vient de lever la limite de 48h par semaine, elle est désormais de 60 heures ! Et le temps de repos obligatoire entre deux journées passe de 11 à 9h...

Macron et ce gouvernement préparent « l’après », cherchant à présenter la facture aux classes populaires et aux travailleurs, par des mesures policières, mais aussi par la pression de « l’union nationale » ou du « dialogue social », reprise par cette gauche politique et syndicale si respectueuse des institutions. Ainsi, jeudi dernier, l’ensemble des députés, LFI et PCF compris, ont adopté à l’unanimité la loi des finances rectificative prévoyant le plan d’aide au patronat de 45 milliards d’euros. Vendredi, les 5 confédérations syndicales signaient avec le Medef et deux autres organisations patronales une déclaration assurant de leur attachement au « dialogue social », rapidement dénoncée par des structures syndicales.

Contre l’incurie du pouvoir, nos exigences !

Aujourd’hui, l’incurie criminelle des classes dominantes et de leur personnel politique éclate au grand jour. Dans la santé, beaucoup dénoncent la pénurie de masques, de gel, de tests… dénoncent ces gouvernements successifs qui ont fermé 100 000 lits d’hospitalisation en 20 ans. Des chercheurs dénoncent l’abandon des programmes de recherche suite aux épidémies précédentes de coronavirus, pas assez rentables pour ces multinationales de la santé qui engrangent des milliards ! 

Plus que jamais, la socialisation de la santé, de la recherche est à l’ordre du jour. Elles ne peuvent dépendre du bon vouloir des actionnaires ! Il faut des moyens d’urgence pour la santé, à l’inverse de la politique de Macron et Le Maire qui prévoient pour les entreprises une garantie de 300 milliards de prêts bancaires (+ 1000 milliards par l’Europe), 45 milliards d’aides, dont le report du paiement des cotisations sociales, la prise en charge intégrale du chômage partiel… et seulement 2 milliards pour l’Assurance maladie pour l’achat de masques et le paiement des arrêts maladie !

Le monde du travail doit formuler ses propres réponses, face à cette crise qui révèle la faillite du capitalisme. Cela signifie des mesures démocratiques imposées par en bas, des réquisitions d’entreprises au service de la lutte contre l’épidémie, l’expropriation des trusts pharmaceutiques et du matériel médical, l’interdiction des licenciements, la fermeture de la bourse et la mise en place d’un monopole public bancaire…

Face à la logique du profit et de la concurrence, incapable de faire face au virus malgré les progrès de la connaissance et de la technologie, incapable d’éviter le krach et la récession, l’heure est à mettre l’ensemble des richesses au service de la collectivité, sous son contrôle.

Mardi 24 mars

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