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Communiqué du Nouveau Parti Anticapitaliste 33

Du MOX au Blayais, du nucléaire à Europe Ecologie… : pour le NPA, la sortie du nucléaire ne se négocie pas !

mercredi 23 novembre 2011

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Le 17 octobre dernier, les préfets de Gironde et de Charente Maritime ont « prescrit l’ouverture d’une enquête publique sur la demande d’EDF […] afin de permettre l’utilisation du combustible enrichi en oxyde plutonium appelé MOX ».

Le MOX est composé d’un mélange de plutonium (7%) et d’uranium (93%), élaboré à partir des matières recyclées de l’usine de retraitement de La Hague. Des experts sollicités par Greenpeace soulignaient dès 2001 l’extrême dangerosité de ce mélange présent en nombre dans les réacteurs de Fukushima.

A Blaye, deux des quatre réacteurs fonctionnent déjà au MOX depuis 1994 et 1997. EDF envisage aujourd’hui d’utiliser le MOX dans deux nouveaux réacteurs. La catastrophe de Fukushima, qui n’en finit pas de s’aggraver, ne leur sert décidément pas de leçon !

Sortir du nucléaire n’est pas négociable, c’est aujourd’hui une nécessité.

On comprend cette décision provenant du gouvernement actuel qui, dans toute sa politique, favorise les profits de quelques-uns contre les intérêts, même vitaux, du plus grand nombre. Elle est déjà plus discutable de la part du candidat socialiste François Hollande même si l’on connait les orientations pro-nucléaires anciennes du Parti Socialiste.

Mais, c’est encore plus inadmissible de la part d’Europe Ecologie-Les Verts qui défendait encore la semaine dernière une sortie programmée du nucléaire, et accepte aujourd’hui, contre un accord purement électoraliste avec le PS, d’abandonner toute position anti-nucléaire, projet pourtant constitutif de tout combat écologiste conséquent. L’accord valide même le retour du surgénérateur Superphénix !

Le nucléaire est un problème trop sérieux pour être bradé pour quelques strapontins à l’Assemblée Nationale.

Le candidat du NPA à l’élection présidentielle de 2012, PHILIPPE POUTOU, est aujourd’hui le seul à défendre une sortie du nucléaire non-négociable.

En effet, à gauche, le PCF reste comme à son habitude en faveur du nucléaire, d’où la position ambigüe du Front de gauche pour un hypothétique référendum. Quant à LO, elle ne réclame pas non plus la sortie du nucléaire.

Dans la campagne électorale comme dans les mobilisations le NPA défendra une transition énergétique radicale articulant sortie du nucléaire en dix ans, réduction des émissions de gaz à effet de serre, développement massif des énergies renouvelables et mise en place de politiques de sobriété et d’économies d’énergie, tout en garantissant la sauvegarde des emplois et des statuts des salarié-e-s du nucléaire et l’intégration de tous les sous-traitant-e-s et intérimaires dans un service public de l’énergie.

Les milliers de licenciements programmés à Areva nous rappellent que les capitalistes, au nom de leurs profits, n’ont pas besoin de transition énergétique pour licencier. Pour nous, c’est en expropriant ces groupes et en les plaçant sous le contrôle des salariés et des usagers, que cette transition pourra s’effectuer, sans aucune suppression d’emploi, le développement des énergies renouvelables nécessitant au contraire de nombreuses créations d’emplois.

C’est entre autres ce que développera notre candidat, Philippe Poutou, invité de France Inter jeudi 24 novembre à Bordeaux à 7h50 au Grand théâtre.

En pièce jointe, l’avis d’enquête publique concernant la centrale du Blayais, publié par les préfectures de Gironde et Charente-Maritime, le 17 octobre 2011.

Contacts media : contact@npa33.org / http://www.npa33.org


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