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CGT et services publics : un débat animé

mercredi 2 novembre 2011

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Nous étions 170 à la journée sur les services publics organisée par l’Union Départementale CGT 33. Plusieurs invités : des représentants nationaux des fédérations CGT des services publics, santé, cheminots, Finance, un représentant d’Attac ainsi que des représentants de partis politiques : PS, PC, et cerise sur le gâteau : l’UMP et un patron !

La présence de la droite et du patronat n’a pas été sans poser de problème. Une camarade du NPA l’a dénoncée alors que l’extrême gauche bien plus utile à la CGT dans la construction des mobilisations a été « oubliée »... L’UD a répondu qu’il n’y avait pas d’élus d’extrême gauche au Conseil Général, mais que tout élu était le bienvenu…

Si tout le monde partageait la dénonciation des attaques sur les services publics exprimées dans les introductions, la question du manque de perspective se pose.

Dans le débat, plusieurs interventions ont dénoncé les milliards d’euros donnés aux banques : une camarade prenait l’exemple des 6 milliards d’euros donnée à Dexia en 2009 correspondant à 216 000 postes dans l’Education nationale pendant 10 ans !

Le problème de la dette a été abordé : là aussi, un débat est nécessaire. Comment discuter des services publics sans affirmer que ce n’est pas à la population de payer la dette et ses intérêts ?

Un camarade pensait qu’il ne fallait plus rester dans le constat mais discuter des moyens de lutter contre toutes ces attaques.

Quant au débat avec les partis politiques : pour le PS, tout a commencé il y a 5 ans avec Sarko… Pour l’UMP, tout va bien. Quant au PC, il a rappelé le développement des services publics avant les années 70, dénoncé les traités de Lisbonne et le besoin de construire un outil de sortie de crise… sans plus de précision… Si ce n’est la 6ème république qui devrait tout régler !

Sur le financement des services publics, la nécessité d’imposer une autre répartition des richesses, d’augmenter les recettes en prenant sur les profits apparaît comme une évidence.

En off, beaucoup de discussions avec des camarades qui pensaient qu’il fallait préparer les luttes, comme au Maghreb, en Grèce, etc…

Isabelle Larroquet

Paru dans Anticapitalistes n°22 (octobre 2011)


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