Le MOX est composé d’un mélange d’uranium (91%) et de plutonium (9 %), élaboré à partir des matières recyclées dans les centrales de retraitement de La Hague, en France, et de Lingen, en Allemagne. Tous ces sites appartenant au groupe énergétique AREVA.
Ce combustible comporte un plus grand risque de fusion en cas de perte de refroidissement du réacteur, comme cela s’est produit à Fukushima. Il demande plus de précautions lors du rechargement des réacteurs, et les déchets qui en sont issus sont aussi plus « chauds ».
En France, 22 réacteurs sont déjà « moxés » et, avec les deux réacteurs du Blayais, cela ferait 24 réacteurs à risques « aggravés ».
Il faut rappeler que, malgré l’accord Verts-PS de 1997, où était inscrit « un moratoire jusqu’en 2010 de la capacité de l’usine MELOX à produire du MOX », le gouvernement Jospin, avec sa ministre « Vert », Dominique Voynet, signait dès juillet 1999 un décret autorisant la création d’une nouvelle unité de production dans le Gard.
Aujourd’hui, dans le nouvel accord qui vient d’être entériné par le PS et EELV, le passage sur le MOX a bien été réintégré mais en rajoutant en bas de page une note d’explication floue permettant de ne rien changer sur cette question pendant les cinq ans de la législature.
Ils remettent donc ça, contre la volonté d’une large majorité de Français qui veulent, à 66 % selon les sondages, une sortie rapide du nucléaire. Mais que représente la volonté des peuples, ou même leur intégrité physique, face à l’intérêt des « puissants ».
Le délire continue !
AREVA : C’est 4 milliards d’Euros de chiffre d’affaires ces… 6 derniers mois !
Des nouvelles de Fukushima : Même si certains ont tendance à l’oublier ou à la minimiser, la catastrophe nucléaire est toujours en cours au Japon. Si les chiffres présentés par TEPCO sont honnêtes, le site de Fukushima Daiichi rejette toujours aujourd’hui une radioactivité 1000 fois supérieure à ce qui est autorisé en France pour un site similaire. La centrale continue de relâcher ses radionucléides dans l’air, la terre et l’eau. Le territoire continue à être contaminé jusqu’aux portes de Tokyo, et la majeure partie de la population continue à vivre comme si de rien n’était alors que certains points chauds montrent des taux de radioactivité supérieurs aux zones évacuées dans la région de Tchernobyl.

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